Villeneuve-les-Cerfs

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Historique

L’historique de la commune a été réalisé à partir de sources diverses traitant de Villeneuve les Cerfs et de ses particularités : ouvrages de référence, archives historiques et iconographiques, recherches et études historiques et archéologiques, et témoignages d’érudits locaux.

 

LE HAUT MOYEN AGE

La Charte du roi Pépin : Un paragraphe de la Charte pour la dotation et la restauration du monastère de Mozat concernent la région de Randan. Il cite Cassiniolas. Il s’agissait de Chassignoles, paroisse dans laquelle fut fondée au XIème siècle ou début du XIIème siècle la ville neuve de Villeneuve les Cerfs.

L’abbaye de St Alyre : Pendant le Moyen Age, par une série de donations et d’achats, le territoire paroissial de Chassignoles devient la propriété de l’abbaye de St Alyre de Clermont. En lisant les archives de l’abbaye de St Alyre concernant le prieuré de Villeneuve les Cerfs, la paroisse de Chassignoles ressort. La mention suivante n’est pas rare : "… Jean Paysant paroissien de Chassanthas du lieu de Villeneuve les Cerfs reconnaît …" Le dernier témoin en a été l’église, ruinée au XVIIIème siècle. Celle-ci se dressait au milieu de l’actuel cimetière de Villeneuve les Cerfs. Lors de la reconstruction de l’église de Villeneuve les Cerfs en 1844, l’architecte Imbert, dans son détail estimatif, suggère : "les vieux matériaux provenant des démolitions et consistant en moellons, bois et pierres de taille seront employés dans les nouvelles constructions ainsi que les pierres existant dans le cimetière faisait partie des ruines d’une ancienne chapelle …". Il ne reste que des traces : fragments de tuiles dans les allées, un tronçon de colonnes en calcaire au milieu du cimetière, … . Cette église était dédiée à St Bonnet. L’édifice étant déjà isolé en 1702 et 1785, menaçait de ruine. Didier Miallier a repéré au cours de prospections aériennes au lieu-dit "La croix des Rameaux", une occupation médiévale et peut être une tuilerie. Ce village était au bord de la route qui joignait alors Randan à Aigueperse3. Chassignoles était flanqué d’une fortification en terre. La désertion de ce village a profité non seulement à Villeneuve mais aussi au hameau des Pioliers dont le développement postérieur au XIVème siècle est lié à l’artisanat de tuile qui trouvait sur le plateau le bois et l’argile.

La carte d’Auvergne du Père Amable de Frétat en 1672 : Cette carte indique trois villages distincts : "les Piolets", "Chezoles" (avatar de Chassignoles) et "Villeneufse". Les fondations des villes neuves entre les XIème et XIIème siècles sont souvent consacrées à la mise en valeur des terrains récemment gagnés sur la nature. Il est possible que pour Villeneuve les Cerfs il s’agisse surtout de drainage. La commune semble s’être développée à partir du XVème siècle, à la suite de défrichements et du drainage d’un sol marécageux.

Sites archéologiques à l’étude : Les fortifications en terre : Il semble que vers le XIIIème siècle, des retranchements et mottes étaient très présents dans le nord de la Limagne.

La maison forte de Beauverger : Sur une petite plateforme circulaire située sur le bord d’une terrasse de ruisseau, elle était protégée par un fossé et un retranchement en terre. L’intérêt de Beauverger est son rôle dans l’histoire de la tuilerie. Cette demeure assez cossue était bâtie sur un terrain nouvellement gagné sur la forêt. Elle était couverte d’un toit de tuile qui avaient été cuites sur place dans un four rudimentaire4 : les tuiles creuses (imbrex) recouvraient l’ensemble de la toiture, et les tuiles plates à rebord (tégulae) situées sur les rives. Fortification en terre à Montrenaud. Le site de Beauverger et de Montrenaud semble avoir été abandonné au XIVème siècle.

 

EVOLUTION ULTERIEURE

Pays de forêt, les toponymes liés à la chasse ou à la sylviculture ne sont pas rares, mais sont souvent connus des seuls chasseurs, comme "le Rond des Cavaliers" vers les Pioliers5. Pendant le Moyen Age, par une série de donations et d’achats, le territoire paroissial devint propriété de l’abbaye Saint-Alyre de Clermont dont l’abbé nommait le curé de l’église Saint Bonnet jusqu’en 1789. Le 10 octobre 1785, lors de sa visite, monseigneur de Bonal constatait l’existence de 400 communiants réguliers, mais "de grands abus à l’égard des cabarets, surtout le jour de l’Assomption". Il n’y avait pas de "sage femme reçue, mais celles qui exerçoient étoient assez instruites". Le culte était alors célébré le plus souvent dans la chapelle du bourg de Villeneuve en raison de "l’éloignement de l’église paroissiale de plus d’un quart de lieu et des mauvais chemins pour y arriver". En 1788, on dénombrait 28 propriétaires assujettis à la taille, 5 payant moins de 5 livres et 11 plus de 30 livres. En 1790, le curé refusa de prêter serment à la constitution civile et refusa de lire au prône les décrets de la constituante comme la nouvelle loi lui faisait obligation. Ce fut le seul incident sous la Révolution. Au XIXème siècle, la commune connut une évolution économique normale de la Limagne.

 

TOPONYMIE

On retrouve le nom de Villeneuve pour la première fois en 1191 (ou 1192) dans un acte de confirmation de l’abbé de St Alyre : "la paroisse de Villeneuve dépendait de l’église de Chassignoles". Villeneuve "les Cerfs" (Cervorum) apparaît au XIIIème siècle. Tardieu semble avoir d’ailleurs à ce sujet fait une erreur, selon Didier Miallier, en confondant Villeneuve les Cerfs avec Villeneuve l’Abbé (selon lui, le village porta le nom de Villeneuve l’Abbé jusqu’à la Révolution).

L’origine de la particule "les Cerfs" reste à élucider. Les auteurs proposent plusieurs théories :

• Au XIIIème siècle, on rencontrait le nom de Villa del Seirs. L’orthographe de Seirs correspondrait à "serfs", ce qui laisserait entendre la "villeneuve où l’on a accueilli des serfs". Cependant, les textes ne nous apprennent rien sur cette ville neuve.

• Le terme "les Cerfs" pourrait être une déformation de "les Serves", nom patois désignant les réserves d’eau de moulins, qui étaient nombreux dans ce secteur.

• L’origine du mot "les Pioliers" semble venir de la racine Puy, Piou, Piot, signifiant un lieu au relief marqué.



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